Ilmater

Ilmater

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Doux et bienveillant, Ilmater est un dieu calme et circonspect, qui porte sans broncher le poids des souffrances et des peines d’un monde qui souffre depuis longtemps. Bien qu’il ne se mettre pas facilement en colère, la fureur du Dieu Brisé est intense lorsqu’il est confronté à une grande cruauté ou’ à des atrocités. Il r)rend particulièrement soin de rassurer et de protéger les enfants et jeunes créatures, et considère comme une offense injustifiable le fait de les blesser. 1-e Dieu Qui Pleure a l’apparence d’un homme au corps mutilé par une longue exposition au supplice de la roue, portant des traces de tortures et dont les articulations ont été frappées jusqu’à être brisées. Il est petit, épais, dégarni, et porte de simples braies, mais son visage affable et agréable est avenant et réconfortant.
Largement incompris, pris en pitié et même, méprisé par une minorité bruyante, l’Église d’Ilmater possède .pourtant l’une des communautés la plus nombreuse et la plus pieuse de Faerûn. Dans un monde cruel, les souffrants, les malades et les pauvres, ont appris à se tourner vers les adorateurs du Dieu Qui Pleure pour obtenir soutien et protection. L’Église d’Ilmater est amplement appréciée par les gens du peuple de toutes les terres colonisées et son clergé peut compter sur un soutien généreux tout au cours des missions de guérison qui occupent leurs vies. Ceux qui ne peuvent concevoir qu’il est possible d’accepter de bon coeur les atrocités et les tourments comme semble le faire les adorateurs d’Ilmater ont une perception faussée de cette croyance. Pour ceux qui haïssent la faiblesse, l’Église du Dieu Qu_i Pleure est faible et téméraire – les tyrans cruels comme les puissants scélérats sous-estiment ses membres à leurs risques et périls.

Culte et clergé

Les prêtres du Dieu qui Pleure sont bien souvent les individus les plus sensibles et les plus humanistes qui soient. Au début, nombre d’entre eux pleurent en voyant toute la souffrance avec laquelle ils sont en contact. Au fil du temps, cela affecte leur caractère et ils deviennent cyniques, mais cela n’empêche pas qu’ils restent incapables de ne pas venir en aide à ceux qui en ont besoin. Même quand une cause est sans espoir, ils doivent absolument aider; ils n’ont pas le choix. On leur enseigne a n’avoir peur de rien et à toujours se tenir à leurs principes. Ce qui fait qu’ils sont énormément respectés par les gens du peuple mais qu’ils périssent souvent sous les coups de brigands ou d’individus qui n’ont pas la même vision de la vie qu’eux. Le culte d’Ilmater est différent de celui de la plupart des autres dieux faerûniens en ce sens qu’il reconnaît de nombreux saints, dont Saint Dionysius et Saint Sollars (ce dernier, martyrisé à deux reprises, a pour symbole une rose jaune).

Peu d’Ilmates sont soldats ou marchands, mais aucun culte ne peut se targuer de faite fonctionner tant d’hôpitaux ou de léproseries (et avec une telle efficacité). À partir du moment où ils sont intégrés à la prêtrise, ils apprennent à identifier et à soigner toutes les maladies connues, mais aussi les blessures et les conditions pathogènes. Les prêtres expérimentés onr commandé des illusions programmées détaillées montrant des individus à divers stades de leur mal. Un Ilmatec qui les a vues reconnaîtra du premier coup d’œil une infection duc à des vers putrides.

Il est extrêmement aisé de rejoindre le culte du Dieu Brisé. Un prêtre confirmé accompagne le postulant en promenade, ce qui lui permet de discuter avec lui et de se faire une idée de son opinion de la vie. Les deux hommes dînent alors ensemble et le novice doit boire un vin qui le met en transe (il sait à l’avance ce qui va lui arriver). Une fois qu’il se trouve dans cet état, prêtres et magiciens alliés au culte font appel à leurs sorts de lecture des émotions pour déterminer ce que le postulant pense vraiment et ce qu’il désire accomplir. S’il n’est pas maléfique ni voué à une autre religion, à une organisation ou à un individu qui interdit son acceptation, on l’accueille à bras ouverts et il reçoit la robe (toute simple) des disciples d’Ilmater (cette pratique a dû être instaurée après que de nombreuses personnes se sont jointes au culte pour en apprendre le plus possible sur l’art de soigner les autres, puis se sont enfuies en emportant un maximum de médicaments).
Le clergé d’Ilmater n’utilise pas d’autre titre que Frère et Sœur pour différencier ses prêtres. À haut niveau, on ajoute Vénéré et, pour les responsables des temples, abbayes ou monastères, on préférera Père ou Mère à Frère ou Sœur. Ainsi, l’abbaye d’Eshpura (les Tours de la Souffrance Acceptée) est dirigée par la Vénérée Mère Heldatha Dhussta. La hiérarchie s’articule autour du responsable du temple, de l’abbaye ou du monastère dont dépendent tous les limâtes de la région. En dessous de iui, les rangs n’ont pas de caractère officiel. De plus, abbayes et monastères sont souvent rattachés aux temples, ce qui rend plus complexe encore le problème de la chaîne de commandement.

On retrouve les prêtres d’Ilmater partout où l’on a besoin d’eux, c’est-à-dite, bien souvent, dans les pires conditions qui soient, où ils s’occupent des opprimés, des pauvres et des défunts. Ceux qui ne font pas partie du culte y voient l’application d’une stratégie qui garantit la persécution des Ilmates (par exemple, s’ils sont envoyés à Mulmastre ou à Château-Zhentil). Les prêtres d’Ilmater se joignent également parfois aux groupes d’aventuriers et, si l’on excepte les paladins, ce sont eux que l’on voit le plus souvent partir à la rescousse d’un clan de petites-gens ou à la recherche d’un trésor de famille dérobé. Ils ne sont pas stupides, mais se soucient bien trop des autres pour renoncer malgré les risques encourus.

Les prêtres d’Ilmater prient le matin pour obtenir leurs sorts, quoi qu’ils doivent aussi prier Ilmater selon ses rituels au moins six fois par Jour. Ils n’ont pas de jours sacrés annuels, mais occasionnellement, un prêtre appelle une Requête de Répit. Cela lui permet pendant une dizaine de se soustraire aux exigences d’Ilmater, pour éviter l’épuisement émotionnel ou pour faire une chose qu’llmater n’approuverait pas en temps normal. Cette coutume est une tradition établie, sur laquelle certains dirigeants de l’Église se reposent, envoyant leurs meilleurs prêtres combattants dans des missions que le culte ne pourrait prendre habituellement (comme démettre discrètement un tyran plutôt que de s’opposer ouvertement à lui). Leur rituel le plus important est le Tournant : il est de la responsabilité de tous les prêtres d’ilmater de convaincre les mourants de se tourner vers Ilmater et son réconfort, obtenant la bénédiction du Dieu Brisé avant d’expirer. (Cela ne change pas la divinité tutélaire de cette personne pour Ilmater.) Comme la vénération d’Ilmater s’accroît, ses pouvoirs de guérison augmentent de même. Beaucoup de prêtres apprennent le don Préparation de potions pour aider ceux qu’ils ne peuvent atteindre. Un groupe de moines d’Ilmater, les Brisés, servent comme gardiens des fidèles et des temples de l’Église, ainsi que comme agents de la punition envers ceux qui infligent des blessures par cruauté. Ces moines peuvent se multiclasser sans limitation en champions divins, dévots profanes, disciples divins, hiérophantes, prêtres et quêteurs divins.

Vêtements sacerdotaux

. Lors des cérémonies, les Ilmates portent une robe grise ou une tunique, un tabard et un pantalon de même couleur. Leur crâne est couvert d’une calotte, grise pour la plupart et rouge pour les prélats (la seule exception à cette règle concerne les novices, qui ne portent pas encore de calotte). Le symbole du dieu est fixé à un collier ou à une broche piquée sur le cœur. C’est lui qui sert de symbole sacré pour les prêtres. À partir d’un certain âge, quelques-uns se font tatouer une larme grise (à l’œil droit ou au gauche, au choix).
Vêtements de tous les jours. Lorsqu’ils partent à l’aventure ou en quête, les limâtes s’habillent en prenant en compte le climat et la mission qu’ils souhaitent accomplir. La plupart du temps, ils ajoutent à leur tenue un tabard gris sur lequel est tissé le symbole de leur dieu (au niveau du cœur). Ils ne se séparent jamais de leur symbole sacré, ni de leurs médicaments, bandages, onguents, attelles et autres écharpes.

Dogme

Aidez ceux qui souffrent, quelle que soit leur nature. Les véritables saints acceptent de se charger de la souffrance des autres. Si vous souffrez en son nom, Ilmater sera à vos côtés pour vous soutenir. Soyez fidèle à votre cause si elle est juste, quels que soient les périls ou la douleur. Il n’y a pas de honte à mourir pour une cause juste. Dressez-vous face aux tyrans et ne tolérez pas que l’injustice existe sans que personne ne s’y oppose. Prenez soin de favoriser la nature spirituelle de la vie plus que l’existence du corps matériel.

Plan de résidence : Maison de la Triade
Domaines : Bien, Charité, Force, Guérison, Loi, Souffrance
Armes de prédilection : mains nues
Autres noms : Ayuruk (dans le Grand Glacier).

Ilmater

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