Campaign of the Month: April 2017

Les Compagnons d'Ailleurs

Journal de Tali #5
25-26 Tarkash 659 CV - Jour 2 & 3 - Session #3

Ces réponses, nous les obtiendrons de notre prisonnier. Ieel et Taaru s’occupent de l’interroger. D’abord très menaçant et peu enclin à répondre à nos questions, il finit par nous donner quelques informations intéressantes, après s’être fait “légèrement” torturer par Taaru.

Cet adorateur de Moander se prénomme Leto et s’avère être un homme de main du Roi Putride. D’après lui nous sommes tous destinés à une mort certaine, soumis au pouvoir du “grand seigneur”. Nous apprenons également que Krimon était lui aussi aux ordres du Roi Putride, mais qu’il l’avait trahi et volé. Ce qui explique pourquoi Palver et son partenaire avait été mandaté par le Roi Putride pour éliminer Krimon et récupérer son dû. Mais ce que nous avons appris de plus important, est que notre ennemi se dirige actuellement vers le Nord, avec un bon groupe de mercenaires à ses côtés.

Avec ces informations en notre possession, nous avons largement de quoi être récompensés, mais avant de sortir de ces galeries lugubres, un objet interpelle Taaru. Un livre, posé sur l’autel qui se trouve devant le trône de Leto. Il semble écrit dans une langue que nous ne comprenons pas et sa couverture paraît être fait de… peau humaine. Tout simplement abominable.

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Il est temps maintenant de retourner voir Briard et de remettre Leto entre les mains de la justice d’Arabel, en espérant que son châtiment sera à la hauteur de la cruauté de ses actes.

De retour à la citadelle, nous sommes accueilli par Miranda qui nous explique que l’échevin est occupé par toute l’agitation autour des récents événements et que nous devons lui faire notre rapport à elle en attendant que l’échevin se libère.

Cela ne nous plaît pas mais nous n’avons pas le choix.

Après avoir débriefé Miranda sur la situation, celle ci sort une bourse de pièces d’or de sa poche et nous la remet. Et le compte y est, 300 pièces d’or à nous partager. Mes 3 compagnons s’en donne à cœur joie et je décide de ne prendre que 50 pièces de la récompense et de leur laisser le reste. Je leur aurai bien laissé la totalité mais j’ai besoin d’un peu d’argent pour accomplir ma quête.
Miranda nous offre également un bon dîner et nous propose de nous reposer avant de nous entretenir avec l’échevin Briard.

Nous profitons de ce moment de répit pour nous remettre de nos blessures et prendre une bonne nuit de sommeil.

Le lendemain je sors de ma méditation en sueur. J’ai refais ce rêve étrange pendant ce numéro d’acrobatie. Et il m’inquiète beaucoup. J’espère vraiment que ce n’est qu’un cauchemar et que Kimar va bien.
Je suis plus que jamais motivé à le retrouver et pour cela je dois parler à Briard.

Après un moment d’attente dans son bureau, l’échevin est enfin la et nous le débriefons rapidement sur nos découvertes de la veille dans les galeries d’Arabel. Et il n’a même pas l’air surpris. Apparemment il s’attendait à ça car ce n’est pas la première fois que les hommes du Roi Putride menacent la sécurité des habitants d’Arabel. Et afin de stopper le culte de Moander, il faut agir en dehors d’Arabel et l’échevin ne peut se permettre de mobiliser des troupes hors de la ville.

C’est là que notre groupe de compagnons, tous originaires de contrées étrangères et tous inconnus des membres du culte, devient très utile à la citadelle. Notre implication dans cette affaire et un éventuel échec de notre part n’aurait aucune espèce d’incidence sur la ville d’Arabel et la citadelle nierait toute affiliation avec les membres de notre groupe. Pragmatique mais relativement intelligent.

L’échevin nous demande donc de continuer l’enquête, d’arrêter le Roi Putride et de dissoudre le culte de Moander. Mais cette nouvelle quête sera bien plus dangereuse et difficile que la première et pour nous motiver il nous propose le double de la première récompense promise. 600 pièces d’or. J’explique de nouveau à l’échevin que l’argent importe peu à mes yeux et celui ci me propose donc, en échange, un accès privilégié aux informations de la citadelle.
N’ayant d’autres pistes pour le moment et ne voulant pas abandonner mes 3 acolytes, je décide d’accepter sa requête. Ieel, Taaru et Rurik aussi. Nous partirons donc en direction du Nord pour retrouver et mettre hors d’état de nuire le Roi Putride et son culte.

compagnonsdailleurs-bookstyle.pngMais pour pouvoir agir sous la juridiction de la citadelle et être officiellement reconnu par les peuples du Cormyr, l’échevin nous explique que nous devons créer un groupe de compagnons, une sorte de guilde d’aventuriers. Et nous devons lui trouver un nom.
Quand je fis remarquer aux autres que notre force se situait dans notre mixité, dans notre absence d’attache et dans nos racines étrangères, Ieel proposa de nous nommer “les compagnons d’Ailleurs”. Un nom fort représentatif de notre camaraderie naissante.

Je suis heureuse d’avoir rencontré ces 3 nouveaux amis. Je les adore déjà. Et le fait de vivre une aventure à leurs côtés aux quatre coins du Cormyr m’enchante au plus haut point. Mais je ne pourrais pas me concentrer sur la mission que nous a confiée l’échevin si je ne retrouve pas Kimar. C’est pour lui que je fais tout ça. Taaru le sait et il veut user de ses talents d’enquêteur pour nous aider, moi et Kurogar. Il me propose donc d’aller vérifier tous les endroits d’Arabel dans lesquels Kimar aurait pu se rendre.
Mais je sais que les autres ont aussi leurs objectifs personnels à accomplir. Ieel propose donc nous séparer temporairement, pour faire ce que nous avons à faire avant de quitter la ville.

Je laisse donc Rurik et Ieel vaquer à leurs occupations et me dirige vers les geôles d’Arabel en compagnie de Taaru dans l’espoir d’avoir des nouvelles de mon collègue et ami disparu. Malheureusement, après avoir parcouru le registre des geôles et interrogé le responsable, aucune trace d’un éventuel passage de Kimar.
S’il n’a pas été emprisonné dans cette ville, il y a peut-être été soigné. J’espère qu’il n’a pas été blessé mais je ne peux écarter cette possibilité. Nous nous rendons donc maintenant à la chapelle d’ Ilmater. Un lieu qui ne nous est pas inconnu.

Le frère Corentin nous accueille, les membres couverts de bandages. Il a dû être touché par les flammes de l’incendie.
Je m’en veux de n’avoir rien pu faire pour aider les victimes de ce drame et éprouve un sentiment de culpabilité à demander de l’aide, une nouvelle fois, à Corentin.
Je lui décris Kimar et lui demande si il a aperçu quelqu’un répondant à cette description ces derniers jours à la chapelle et à ma plus grande surprise, un jeune homme brun aux yeux bleus, n’ayant pas communiqué son nom et semblant très perturbé serait passé il y’a de ça 3 jours, juste avant notre arrivée à Arabel. Il cherchait un remède à un mal qui l’avait atteint et semblait vouloir rejoindre d’autres personnes. Des prêtres d’ Ilmater lui auraient conseillé d’aller à la rencontre d’un groupe d’adorateurs de Séluné dont le campement se situe à l’extérieur de la ville, mais tout près d’ici.
Je remercie Corentin du fond du cœur et un fort regain d’espoir m’envahie soudain.
Kimar est peut-être toujours vivant.
Ni une, ni deux, nous mettons les voiles vers le campement.

Arrivés à l’endroit indiqué par frère Corentin, nous apercevons un rassemblement de roulottes de fortune dans un quartier pauvre mais très animé. Ici, le festival d’herbeverte bat son plein et malgré les tragiques récents événements, des gens discutent, boivent et dansent.

En marge de toute cette animation, une roulotte isolée abrite une jeune femme pieds nus vêtu d’une longue robe colorée et d’un foulard rouge.
voyante-herbeverte.pngJe suis étrangement attirée par cette femme diseuse de bonne aventure et m’empresse de lui parler de Kimar. Elle me répond qu’elle ne l’a pas vu mais que ce n’est peut-être pas le cas de la Déesse Séluné. La confusion me gagne mais Taaru me fait subtilement comprendre qu’elle veut de l’argent pour nous transmettre un message de la Déesse. Je sors donc quelques pièces d’or de ma poche et les pose sur la table. Cette femme, prénommée Delena, semble vouloir m’aider.

Après avoir manipulé quelques objets et marmonné quelques mots, Delena entre dans un état de transe et je me sens soudainement comme transportée hors du temps. Une sensation effrayante et apaisante à la fois. J’aperçois alors 2 grands yeux jaunes, des yeux de félins.
Puis je distingue plus précisément une panthère noire qui semble comme endormie, dans un état de faiblesse. Cet énorme animal s’évapore brusquement en une fumée verdâtre. Je sens alors mon esprit s’élever vers le ciel et suivre cette fumée qui voyage et s’arrête près d’une statue en forme de félin. Puis la statue absorbe la fumée, comme si l’esprit du félin s’était cristallisé en cette statue.

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Ma vision prend fin et je suis de retour dans cette roulotte aux côtés de Delena et Taaru. Je ne sais comment interpréter cette vision mais je vais tout faire pour élucider ce mystère et retrouver Kimar.

Je sens qu’il est vivant et en grand danger.

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Journal de Rurik #1
25-26 Tarkash 659 CV - Jour 2 & 3 - Session #3

Nous sommes dans la caverne où ce fichu Blob m’a presque tué. Je suis dans le mal.. C’est la mort qui me guette si je ne retrouve pas toute mon énergie. Malgré tout je sens en moi l’envie de me battre, sans doute le fait d’être tomber inconscient a réveillé en moi mon ego de nain.. Je ne peux pas tomber au combat.. Mes compagnons interrogent ce mec qui devait être le leader de ce repaire mal famé il dit s’appeler Leto je me jette sur lui et lui décoche une droite au visage sans doute mon instinct de nain qui prend le dessus.

Mes compagnons l’interrogent avec des méthodes particulières mais qui semblent porter leurs fruits. Après avoir rousté de nouveau ce Leto, nous le ligotons et repartons direction la Citadelle.

Nous rencontrons Miranda, qui comme à son habitude charme toute la troupe.. Sauf Tali bien entendu. Nous partageons la récompense après lui avoir expliqué notre aventure dans la cave du Rat de la Cale. Elle nous parle de la création d’une guilde pour continuer notre aventure au nord à la recherche du Roi Putride. Avec Ieel nous ne pouvons nous empêcher de demander si nous pouvons racheter le Rat de la Cale, histoire de se faire encore plus de pièce d’or par la suite.. Comme nous en avons déjà parlé.

Personnellement partir au nord me plait, cela veut dire prendre la direction des Mines de mes cousins et dont avoir des chances de trouver des minerais rares.. Et puis j’ai soif de revanche je veux laisser ma lance chanter ma vengeance au combat je préférerai mourir que de tomber à nouveau..

Nous partons nous reposer, mon état ne me permettra pas de toute façon de tenir debout trop longtemps il me faut dormir.

Nous sommes toujours à Arabel je me réveille à la Citadelle.

J’ai toujours besoin de me soigner malgré cette courte nuit de sommeil, je vais donc au temple d’Ilmater pour retrouver le prêtre qui nous avait déjà soigné en espérant que cette fois ci il ne nous fasse pas tout son cirque comme quoi on doit attendre.. le mécréant. Il me dit que je dois éplucher des patates pour retrouver ma santé.. il abuse mais je n’ai pas le choix et puis ça peut me permettre de me calmer un peu.. J’accepte.

Une patate, deux patates, trois patates, etc…..

Je réfléchis à pourquoi j’en suis là, mes actions qui m’ont mené à joindre ce groupe, à me battre pour eux, car il faut l’avouer il n’ont pas l’âme de vrai guerrier. Tali est plus loyal que les autres, notre aventure au Rat de la Cale nous a rapproché. Le Magicien même si il n’est drivé que par sa soif de pouvoir est un mec sympa, on a des idées qui peuvent nous permettre de nous enrichir et un nain ne dit jamais non à de l’argent. Surtout que dans mon cas il peut m’aider à devenir la meilleur forgeron de ma génération. Il ne me manque plus que du Mithril et je pourrais enfin réaliser les œuvres d’art que j’ai en tête depuis tant d’années.

Je me dis que je devrais aller rendre visite à mes cousins les nains. Je viens d’en finir avec ces patates.. Je me sens de nouveau en pleine santé je me dirige donc vers le centre ville. Ce prêtre malgré le fait que je ne puisse pas le sentir et vraiment doué et il tient parole, je m’en rappellerai.

J’arrive dans une grande bâtisse où je sais trouver mes cousins, je n’ai jamais été trop bon pour l’orientation sans doute à cause du fais que je ne sais pas lire.. Je rencontre un de mes cousins il me dit que je peux utiliser la forge et les matériaux qui y sont comme bon me semble. Mais je n’ai pas de Mithril et forger des armes ou des armures toute simples même si je pourrais les revendre ne serait qu’une perte de temps. Surtout que je devrais faire des armes magique avec Ieel c’est vraiment plus rentable !

Je vais donc rejoindre mes nouveaux compagnons

Nous sommes dans cette Auberge que Taaru semble connaitre et avoir ses habitudes. Il semble être un bon gars même si il n’a pas chargé comme moi ce blob pour sauver Tali.. même si il semblait que c’était la meilleure solution, je préfère toujours charger pour sauver mes compagnons !

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Nous nous mettons d’accord sur la suite des aventures et sur le nom de notre guilde qui s’appellera “Les Compagnons d’Ailleurs” et nous prenons la direction du nord de la ville, Tali et Taaru ont des affaires à gérer par là bas.. Avec Ieel nous avons la bonne idée de mettre à contribution ma force naturelle.

Pendant que les deux autre compères s’en vont gérer leur buisness, nous partons donc trouver un bon endroit pour chercher des badauds prêt à se faire casser le bras lors d’un concours de bras de fer.. Nous allons pouvoir nous faire des pièces d’or !

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Journal de Tali #4
25 Tarkash 659 CV - Jour 2 - Session #2

“On nous attaque… La Chapelle d’Ilmater… Elle est en feu !!”

Sur ces mots, l’échevin Briard se lève brutalement et charge Miranda de s’occuper de nous. Avant qu’il ne quitte précipitamment la pièce, mes 3 compagnons l’interceptent et lui réclament les 300 pièces d’or promises. Mais il ne daigne pas nous répondre et quitte les lieux nonchalamment. Miranda nous explique alors que la milice a encore besoin de nous et que si nous accomplissons une autre mission, notre prime sera doublée, ce qui ne manque pas d’intéresser mes 3 camarades.
Apparement, des réseaux de galeries secrètes convergent sous Arabel et des activités suspectes y ont lieu. Des activités qui seraient en lien avec les meurtres perpétrés ces derniers jours…
La reconnaissance de ces lieux s’avérant particulièrement dangereuse, Miranda nous donne accès aux ressources et équipements disponible à la citadelle, afin de nous préparer à toute éventualité.
Puis elle finit par nous indiquer l’emplacement de l’entrée de ces galeries, un puit secrètement caché dans la taverne du rat de la cale.
ratdelacale.pngAprès quelques recherches, nous trouvons l’entrée de ces tunnels souterrains. Un puit obscur et dépourvu d’eau. Taaru propose d’y descendre en rappel avec les cordes que nous avons récupérées à la citadelle.
Je m’y lance en premier. Mes longues heures d’entraînements à grimper aux cordes devraient être un atout pour effectuer une reconnaissance dans ces égouts putrides. Après de longues minutes de descente, j’arrive en bas sans encombre et invite mes camarades à me rejoindre.
Une fois tous en bas sain et sauf, nous décidons de laisser Rurik ouvrir la voie. Sa bonne vision nocturne et sa connaissance des lieux souterrains surpasse les nôtres.
Quant à moi, je reste en retrait, mon arc à la main. Nous avançons à tâtons. Le tunnel est très étroit et la distance de visibilité est courte.

Ieel possède un petit serpent et semble avoir une grande connexion émotionnelle avec lui. Et arrivé à un croisement, il décide de l’envoyer en éclaireur.
Le chemin de droite nous mène vers une petite pièce lugubre ou le petit reptile avait repéré un danger dans un renfoncement du mur de la pièce. Rurik et Taaru ne prêtent pas attention à ce trou dans la paroi et continue dans un couloir qui mène plus loin dans les galeries. Mais Ieel est intrigué par ce qui a effrayé son petit animal. Il décide donc de s’approcher du renfoncement, quand soudain, une créature énorme surgit de derrière le trou, ensevelissant Ieel de gravats. Une espèce de mille pattes géant ayant fait son nid dans ces galeries. Ieel étant en danger et à la merci de la créature, nous décidons d’engager le combat. Et après un combat acharné, non sans quelques égratignures, nous réussissons à terrasser la bête grâce à notre travail d’équipe et un coup bien placé de Rurik.

moander_symbol.png Une pièce étrange nous attend plus loin dans les galeries. Une pièce ayant probablement servi de lieu de rituel et de culte.
On peut y apercevoir un symbole au plafond. Taaru nous informe qu’il s’agit de celui de Moander, le Dieu de la destruction et de la corruption. Les 2 cadavres présents dans la pièce ont très certainement servi de sacrifice et Taaru s’empresse de les examiner.

Puis nous revenons sur nos pas et empruntons l’autre chemin du croisement.

otyugh.pngCelui ci nous mène à une pièce bien plus grande, une espèce de salle de réunion avec une cellule au fond. Derrière les barreaux de cette cellule, une créature énorme, visqueuse et tentaculaire semble endormie. Rurik y voit la un adversaire à abattre et décide de l’attaquer à travers sa prison de fer.

De l’autre côté de la pièce, une porte semble mener dans une autre pièce mais impossible de savoir où car quelque chose en bloque l’entrée. Une espèce d’entité gélatineuse.

Pendant que Rurik est obnubilé par la créature emprisonnée; et le “blob”, comme le surnomme mes compagnons, s’avance dangereusement de nous. Quelque chose de mystique se dégage de cette créature. Mais Ieel est formel, cette chose n’est pas magique. Je tire une flèche sur la créature, ce qui n’a aucun effet. Taaru se saisit d’une chaise de là pièce et la jète dessus mais l’action est tout aussi inutile. Nos projectiles restent prisonniers du blob. Je décide donc de jeter l’un des feux grégeois récupéré à la citadelle sur la créature, afin de déterminer si la chose est vulnérable au feu. Mais à nouveau, c’est un coup pour rien.

La créature s’avance de nouveau et me bloque à l’entrée de la pièce, je n’ai plus que 2 choix, faire demi tour dans les galeries ou attaquer. Je ne peux abandonner mes compagnons et malgré le caractère dangereux d’une attaque frontale, j’opte pour cette option, espérant qu’elle nous renseignera sur la nature de notre ennemi. Mais à peine ai-je le temps de préparer mon coup que je suis littéralement happée dans cet amas visqueux. Je ne peux plus faire le moindre mouvement, mon corps ne répond plus. Je suis immobile mais encore totalement consciente. Une sensation plus qu’étrange.
gelatinecube.pngVoyant cela, Taaru et Ieel décident de contourner la créature et d’avancer dans la pièce qu’elle gardait, sous les yeux stupéfaits de Rurik qui prend ça comme un abandon. Encore occupé par son combat, mais me voyant en difficulté, celui ci n’hésite pas une seconde et charge le blob avec toute sa rage. Une fois de plus, son dévouement me touche, mais il finit par subir le même sort que moi. La force n’étant apparement pas le moyen de se débarrasser de cette chose.
Tous 2 dans l’incapacité de nous battre, nous nous en remettons donc a l’ingéniosité de nos 2 demi-elfes qui se retrouvent eux, face à un être encapuchonné et menaçant, assis sur un trône. J’ai du mal à distinguer ce qu’il se passe dans l’autre pièce mais soudainement, la créature visqueuse nous relâche et retourne dans la pièce ou le combat semble faire rage.

J’aperçois des flammes et la silhouette de l’homme encapuchonné. J’espère que Taaru et Ieel vont bien. Je veux aller leur porter assistance mais mon corps ne répond tjs pas. Rurik, qui est dans le même état d’impuissance que moi, est encore à porté des tentacules du monstre qu’il combattait. Et celui ci ne manque pas l’occasion de se venger des multiples blessures que Rurik lui a infligé, en l’enroulant d’une de ses tentacule. Mon ami nain est en grand danger et je ne peux rien faire. L’étreinte se fait de plus en plus violente et j’entends des bruits de craquement. Certainement les os de Rurik.

Je veux bouger, mais je n’y arrive pas malgré toute ma volonté.

Quand je commence à croire que tout est finit pour Rurik, une épée tranche là tentacule et la créature hurle de douleur. Taaru était revenu nous prêter main forte.

Je commence à récupérer ma motricité et demande à Taaru ce qu’il s’est passé dans l’autre pièce. Il m’explique qu’ils ont vaincu et ligoté l’homme encapuchonné et emprisonné la créature visqueuse dans une boite.

Ils nous ont sauvé la vie.

Je commençais à douter de la loyauté de nos compagnons elfes en les voyant nous abandonner à notre sort. Mais notre groupe est finalement plus soudé que jamais.

Mais Rurik est mal en point, sa cage thoracique est fracturé et il ne respire quasiment plus. Heureusement la baguette de soin récupéré dans les équipements de la citadelle nous permet de faire reprendre connaissance à notre nain. Il est encore plus coriace que ce que j’imaginais.

Ces égouts étaient un véritable labyrinthe de dangers, mais nous avons réussi à nous en sortir. Il nous faut maintenant des réponses. Nous touchons au but.

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Journal de Tali #3
25 Tarkash 659 CV - Jour 2 - Session #1

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L’échevin nous tend soudainement un parchemin floqué du sceau de la citadelle et nous affirme que celui ci nous donnera accès à tous les lieux sous l’autorité de la milice d’Arabel. Puis il se tourne vers le garde se trouvant devant la porte d’entrée et lui lance : “Faites le entrer !”

La porte s’ouvre et un autre milicien entre suivi d’un être de petite taille.

Un nain bougon au gabarit imposant.

Il se présente au nom de Rurik Lutgehr.
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l’échevin nous informe alors qu’il devra enquêter à nos côtés et que la prime de 300 Po sera partagé en conséquence, ce qui semble fortement déplaire à Taaru et Ieel

Sous ses airs de barbare sans cœur à la force physique au dessus de la moyenne, ce Rurik me paraît plutôt sympathique au fond, même si nous ne connaissons absolument rien de ses motivations et que l’échevin n’a pas jugé nécessaire de nous en dire plus.
Fort de notre nouveau membre, notre improbable groupe est prêt à commencer son périple. J’ai beau être incroyablement inquiet du sort de Kimar, je ne peux m’empêcher de me réjouir à l’idée d’être accompagné de ces 3 attachants personnages pour m’épauler dans ma quête qui s’annonce éprouvante.

l’échevin nous a parlé de plusieurs morts juste sur ces 3 derniers jours. Un gnome verrier sauvagement mutilé au visage et aux avants bras, mort dans son altelier.

Un homme étrange arborant sur lui le symbole d’un Dieu et 2 novices du temple de Dénéir, tous 3 morts dans les mêmes circonstances que le gnome.

Un cinquième, retrouvé mort, gisant dans une ruelle près du cadavre de l’Homme portant le symbole du Dieu Bhaal, ne portait pas les mêmes marques d’attaque sauvage que les 4 autres. Lui avait succombé sous un coup de surin empoisonné…
Après concertation générale, nous décidons d’entamer notre enquête au temple de Dénéir où sont détenus les corps des 2 novices.

Une fois arrivé dans la cour d’entrée du temple, où quelques hommes de religion discutent entre eux, Ieel propose de nous séparer afin de glaner des informations plus efficacement. Je me dirige donc, accompagné de Taaru, vers l’homme qui semble avoir le plus haut statut du temple. Nous nous servons du “laisser passé” de la citadelle afin de pouvoir inspecter les corps des 2 novices qui se trouvent dans une autre salle, pendant que Rurik et Ieel examinent les locaux.

Rien d’anormal sur les corps, mis à part leurs lacérations aux visages et aux avants bras et une étrange odeur de feu de bois se dégageant de leur peau et de leurs vêtements.

Nos 2 acolytes n’ayant pas réussi à obtenir plus d’informations pertinentes auprès du prêtre Galine, nous nous dirigeons à présent vers le temple des morts, un peu plus au sud de la ville, où sont détenus les 3 autres corps.

Je trouve ce gigantesque cimetière relativement effrayant. Plusieurs hommes creusent ce qui semble destiné à devenir des tombeaux et je me dirige vers l’un d’entre eux pour lui poser quelques questions. Celui ci me répond que les corps que nous cherchons n’ont pas encore été inhumés et que pour y accéder il faudra nous entretenir avec le sombre scribe “Ballin”.
Ballin, un vieil homme très sérieux et froid paraissant complètement soumis au Dieu Jergal, nous mène vers les 3 corps.
Celui d’un gnome et de 2 hommes dont l’un d’eux ne porte pas les mêmes mutilations que les autres. Celui ci semble avoir été assassiné d’un coup de dague empoisonné par l’autre humain dont le cadavre arborait fièrement le symbole du Dieu Bhaal, le Dieu du meurtre, craint sur tout le continent.

Taaru, se souvenant que j’avais quelques connaissances en médecine, s’empresse de demander si je peux pratiquer une autopsie. Mais pour Ballin, c’est un blasphème inacceptable et même le parchemin de la citadelle ne peut rien pour nous cette fois ci… Je profite du fait qu’il soit occupé avec Taaru pour subtiliser discrètement le symbole de Bhaal, histoire de ne pas repartir les mains vides. Peut-être nous sera-t-il utile par la suite.

Pas beaucoup plus avancé dans notre enquête après notre arrêt au temple de Jergal, notre petit groupe décide d’aller visiter l’atelier de Verrerie du gnome. Mais mis à part quelques magnifiques sculptures de verre et le registre des récentes activités professionnelles du gnome, c’est encore un échec. Aucune information intéressante. Excepté une date dans le registre. Celle d’une livraison au temple de Dénéir le même jour que la mort présumé des 2 novices. À vérifier…

Les cadavres et scènes de crimes ne nous ayant apportés aucun élément de réponse à nos interrogations, nous décidons de nous adresser directement aux vivants en allant interroger les potentiels témoins des meurtres de la ruelle. Peut-être en apprendrons nous plus.

Le poste de garde le plus proche de la scène de crime se trouve non loin de la et nous nous y rendons sans tarder.
Nous identifions rapidement l’officier le plus gradé et lui demandons à voir l’homme en charge de la patrouille sur les lieux du crime. Le Brigadier Baelor se présente alors à nous. Avec son langage bourru et ses manières peu distinguées, celui ci semble très optu et intellectuellement peu dégourdi mais fourbi de bonne volonté à la vue de notre laisser passé. Mes 3 compagnons s’en donnent à cœur joie et n’hésitent pas à le taquiner, gentiment… Mais au final, Baelor s’avère bien moins inutile que prévu. Il possède 2 informations essentielles. Tout d’abord, il connaît la personne qui a découvert les corps. Le “vieux croûton”, comme il l’appel, est un riverain résidant non loin de la scène de crime de la ruelle et il est celui qui aurait alerté la milice. Une source d’informations non négligeable. Puis Baelor connaissait également Krimon, l’homme poignardé par une dague empoisonné et il connaît les lieux que fréquentait la victime. Cet homme de faible classe sociale avait apparemment l’habitude de passer ses journées à la taverne “Le rat de la cale”, un endroit assez mal famé, repère de tout individu en marge de la loi à Arabel.

Ces nouvelles informations en notre possession, une nouvelle séparation de notre groupe est préférable. Taaru et Ieel décident donc d’aller interroger le “vieux croûton” pendant que Rurik et moi allons essayer d’obtenir quelques informations au “Rat de la cale”.

Une fois sur place, une taverne délabrée et quasiment vide, un homme balayant le sol nous accueil avec un “C’est fermé, dégagez !” des plus chaleureux…

Rurik n’apprécie pas ce ton et tente de faire comprendre, à sa manière, à ce tavernier que nous ne sommes pas là pour consommer, mais la réponse de l’homme est encore plus virulente.

J’avais entendu dire que le sang froid n’était pas la qualité principale des nains, mais Rurik en était une caricature parfaite.
D’un mouvement brusque, il engage les hostilités en envoyant un coup de tête au tavernier qui riposte d’un impressionnant réflexe. Je tente de m’interposer en pointant mon arme sous la gorge de notre assaillant, mais celui ci n’est pas impressionné pour une pièce d’argent. Il riposte de nouveau et fait appel à 2 de ses hommes qui se trouvent dans la pièce adjacente, Gaston et B……. .
La situation tournant à notre désavantage, je sais que je ne peux compter sur Rurik pour que l’on batte en retraite. Et son bellicisme allait nous mener à notre perte.
Je décide donc d’agir de manière plus Létale, effectuant un salto au dessus de notre ennemi et plantant ma dague entre ses 2 omoplates.
Une décision peut-être un peu hâtive. Moi qui avait décidé de quitter mes terres natales pour découvrir le monde et répandre la joie autour de moi, j’effectue la mon premier meurtre. Cette idée me perturbe grandement et j’en perds mes moyens.
Au moment d’attaquer les 2 sbires du tavernier, mon coup est un échec et dans un moment d’hésitation et d’inattention, je me prend un énorme coup de massue sur le crâne.
Voyant cela, mon compagnon nain entre dans une rage bestiale et élimine mon assaillant d’un seul coup de sa lance.
Son crie et sa force surhumaine impressionne notre dernier ennemi qui décide de s’enfuir.
Rurik se met à le poursuivre et manque de peu de l’arrêter mais dans un moment de lucidité, il décide de revenir me chercher. Je lui dois la vie.
Je retrouve peu à peu mes esprits mais ai besoin de soin d’urgence. Ma condition physique ne doit pas nous retarder, Kimar a besoin de moi. Je décide donc de me diriger vers la Chapelle d’Ilmater, non loin de la, épaulé de mon compagnon nain.
Ieel et Taaru sont la. Mais ils viennent à La Chapelle pour des raisons différentes des nôtres apparement.

De leur côté l’enquête à été moins violente et beaucoup plus fructifiante en information. D’après eux, le vieil homme que Baelor les a emmener voir est un témoin de la scène de meurtre. Il aurait vu 2 hommes s’attaquer au dénommé Krimon et le tuer d’un coup de poignard, avant d’être eux même violemment attaqué par une créature magique sorti de nulle part. L’un d’eux aurait survécu avant de s’enfuir.
D’où la présence de Taaru et Ieel à la Chapelle d’Ilmater. L’homme en fuite ayant forcément eu besoin de soin, il se pourrait qu’il se trouve ici.

J’ai horriblement mal à la tête.
Autour de nous, d’autres gens blessés, affamés ou malades recherche leur salut en ces lieux saints. Des prêtres les soignent et leur offre à manger.
Un peu plus loin, un prêtre relativement charismatique portant des haillons, nettoie les pieds de pauvres nécessiteux. Son abnégation me fascine littéralement. Mais elle me rappelle aussi pourquoi je suis ici.

Je me dirige donc vers cet homme et lui demande son aide. Celui ci nous explique qu’il soignera tout le monde mais que mon cas n’est pas prioritaire. J’offre 5 pièce d’or de ma bourse en espérant qu’elles aideront ce qui en auront besoin, y compris ma propre personne. C’est un acte en partie égoïste mais je dois vite me remettre sur pied pour que l’on puisse reprendre notre enquête.
Mais malheureusement, mon don n’a pas eu d’effet sur notre temps d’attente. Je propose donc à mes compagnons de continuer sans moi, je les rejoindrai une fois remis de mes blessures. Mais c’était sans compter sur leur loyauté. Aucun d’eux ne continuera sans moi.
Je suis fière de les avoir à mes côtés.

Quelques dizaines de minutes plus tard, le prêtre nous prend enfin en charge, Rurik et moi. Son pouvoir guérit totalement ma blessure et soigne les égratignures de Rurik. Nous pouvons maintenant reprendre notre enquête et demandons au grand prêtre si un homme balafré est soigné au sein de La Chapelle. Et il se trouve qu’un prêtre du nom de Corentin soigne un grand balafré dans une salle non loin de la.
Nous allons de ce pas à la rencontre de ce frère Corentin. Celui ci est peu coopératif au début mais comprend vite que nous ne voulons aucun mal à son patient et que nous enquêtons sur les meurtres qui ravagent Arabel. Il nous mène donc vers un homme endormi, allongé sur un lit, le haut du corps entièrement couvert de bandages. Un dénommé Palver. Totalement paniqué à son réveil, Palver clame sa rédemption à Ilmater et veut être lavé de ses pêchés. Il refuse de nous aider par crainte d’être tué par celui qui l’a envoyé.
Contre l’avis de mes compagnons, je décide de montrer notre Parchemin de la citadelle à Palver. Une décision risqué qui pourrait le faire se braquer davantage. Mais en vérité, je vois devant moi un homme seul et effrayé, qui n’attend qu’une aide extérieur, qui veut qu’on lui sauve la vie, qu’on le protège. Je lui propose donc une protection de la milice d’Arabel et des soins de La Chapelle, contre des aveux.
Une stratégie payante.
Le Roi putride. Tel est le nom de la personne ayant mandaté Palver. Nous apprenons également que Palver possède les affaires de Krimon, certainement des choses que le Roi putride veut récupérer.

Notre enquête avance enfin.
Il reste tant de questions, mais nous avons au moins quelques réponses.
Nous avons assez d’éléments à communiquer à l’échevin pour obtenir son aide et empocher la prime.
Nous quittons donc la Chapelle précipitamment pour nous rendre à la citadelle et demandons à nous entretenir avec l’échevin.
Mais au lieu d’un vieil homme bedonnant, c’est une magnifique jeune femme blonde que nous voyons arriver. Celle qui était présente la veille, le soir du meurtre à la licorne obscène. Il s’avère que celle ci travail pour l’échevin. Ne perdant pas de temps, elle nous demande de lui remettre les informations qu’on l’on a en notre possession. Mais il en est hors de question, nous ne débrieferons qu’avec Briard. Ce qui a l’air de déplaire à la jeune femme. Mais elle finit par se résoudre à aller le chercher. Une fois l’échevin présent, je pose le symbole de Bhaal sur la table devant lui, lui explique les circonstances du carnage au rat de la cale et l’informe de l’existence de Palver et du Roi putride. l’échevin a à peine le temps de lâcher un : “Ils sont de retour !” que la porte s’ouvre brutalement et qu’un garde de la milice s’écrie : “On nous attaque… La Chapelle d’Ilmater… Elle est en feu !!”

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Journal de Tali #2
25 Tarkash 659 CV - Jour 2 - Session d'intro

J’ai encore fait ce rêve. Je suis en plein milieu d’un numéro avec Kimar où il doit me réceptionner après une de mes triples vrilles inversés. Une séquence forte du spectacle. Seulement il ne me réceptionne pas car cette “ombre” l’emporte, et je me blesse en tombant. J’essaye de le sauver de cette silhouette maléfique mais je n’arrive pas à les rattraper car ma blessure me fait souffrir. Et plus ils s’éloignent, plus ma blessure est douloureuse.

Je sais que ce n’est qu’un rêve mais je ne peux m’empêcher de penser que Kimar est toujours la, quelque part, et en danger.

J’espère que Taaru sera en mesure de m’apporter l’aide dont j’ai besoin.

Mes deux camarades de cellule dorment encore quand le milicien qui nous a enfermé vient les réveiller. “Debout ! Il vous attend.” lance-t-il. Puis il nous emmène à l’étage supérieur à la rencontre de L’échevin Briard. Celui ci nous pose quelques questions afin de connaître notre implication dans les événements de la veille, mais comprend rapidement que seul le sort nous a réuni dans cette auberge.

Il finit par nous proposer du travail en l’aidant à résoudre le mystère des meurtres d’Arabel. Quatre personnes auraient subit un sort funeste en moins de 3 jours. Taaru semble relativement intéressé par cette affaire et par la bourse de 300 pièces d’or promise part L’échevin Briard. Mais moi j’ai autre chose à faire.

Voyant mon désintérêt total pour la bourse, l’échevin nous propose un marché. Si on l’aide, il fera jouer ses relations dans notre intérêt. Et je ne peux pas me permettre de cracher sur la moindre information concernant la disparition de Kimar. D’après Taaru, il faut bien que je commence mon enquête quelque part, et cette ville est un bon début.

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Journal de Tali #1
24 Tarkash 659 CV - Jour 1 - Session d'intro

C’est décidé je pars à la recherche de Kimar.

Quitter la troupe me fend le cœur mais sans Kimar, tout ceci n’a plus de sens. Sans lui, mes journées ont un goût amer et je ne peux plus me concentrer sur ce que je fais. Je pense sans cesse à ce qu’il lui est arrivé, il me manque. Je ne peux pas rester les bras croisés. Kurogar m’a demandé de rejoindre un certain Taaru Kha à l’auberge de la sirène rougissante à Arabel. “Tu peux te fier à lui Tali, il t’aidera” m’a-t-il dit. Il pleut des cordes depuis plusieurs jours et j’arrive au lieu de rdv.

L’aubergiste a un message pour moi. Un demi-Elfe du nom de Taaru Kha me demande de le rejoindre dans les quartiers ouest de la ville, à l’auberge de la licorne obscène. Je m’y rends de ce pas. La ville d’Arabel est magnifique et très mouvementé. Une fête se prépare apparemment, les gens affluent de tous horizons malgré les averses incessantes. Arrivée à destination, j’entre rapidement m’abriter de la pluie qui redouble d’intensité. Il y a peu de client dans cette taverne. Quelques joueurs de cartes, trois buveurs au bar, un tavernier grognon, deux serveuses, une magnifique blonde et 1 homme seul à sa table. Tous humains. Taaru n’est pas encore la. Je commande à boire et m’installe en l’attendant. Quelques minutes plus tard deux Demi-Elfes entrent dans l’auberge à quelques minutes d’intervalle. L’un est calme mais semble rechercher quelque chose ou quelqu’un. L’autre, plus agité, ne semble rechercher qu’un toit et de la nourriture.

Je me dirige vers ce dernier, plus accessible sur le moment. Il se présente à moi au nom de Ieel. À peine les présentations faites qu’il me propose déjà un morceau de sa pitance. Jeune, beau et assez charismatique, Ieel n’a pas sa langue dans sa poche. Mais il ne semble pas correspondre au profil que je recherche. Je tourne alors mon regard vers l’autre Tel Quessir qui discute avec la belle jeune femme blonde quand soudain, la pièce devient complètement noire.

Plus un reflet, plus une source de lumière, même pas celle des étoiles. Je distingue encore la silhouette de Ieel qui s’empresse de m’avertir “C’est de la magie Tali, fais attention.” Les serveuses crient, le tavernier est indigné que quelqu’un ose utiliser la magie dans son établissement et le hurle, des tables sont renversées et dans ce brouhaha, je sors ma dague. Père m’a appris à toujours me tenir prête, quelque soit la situation. Après quelques secondes, la lumière revient comme elle était partie. Tout le monde semble encore présent et en bonne santé, hormis l’homme seul à sa table, inerte, la tête dans son repas. D’après Ieel, il est mort. L’autre Demi-Elfe semble acquiescer. Le tavernier continue de crier et de menacer.

À peine ai-je le temps de comprendre ce qui se passe que la porte de l’auberge s’ouvre violemment. Plusieurs miliciens locaux entre en trombe et l’un d’entre eux demande des explications. Je lui décris ce que j’ai vu mais cela n’a pas l’air de le satisfaire et il décide d’embarquer la totalité des gens de la pièce. Je n’ai pas de temps à perdre mais je n’ai pas le choix, je dois les suivre… Le milicien nous emmène de force à “la citadelle” et nous enferme dans une sorte de cachot, moi, Ieel et l’autre Demi-Elfe. Surement pour nous classer par race. Cette situation déplaît fortement à Ieel qui propose de trouver un moyen de s’évader. Je suis assez d’accord avec cette idée. Pas une seconde à perdre dans ce cachot, Kimar est ma priorité. Mais l’autre Demi-Elfe, qui s’avérait bien être Taaru Kha, propose d’attendre le lendemain matin afin de sortir légalement de cette prison. D’après lui, aucun de nous trois ne semble être mêlée à cette assassinat et la milice n’a aucune raison de nous garder plus d’une nuit. Il n’a pas tort. Je vais laisser mes deux compagnons d’infortune se reposer et méditer sur cette étrange soirée.

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