Campaign of the Month: April 2017

Les Compagnons d'Ailleurs

Journal de Tali #3

25 Tarkash 659 CV - Jour 2 - Session #1

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L’échevin nous tend soudainement un parchemin floqué du sceau de la citadelle et nous affirme que celui ci nous donnera accès à tous les lieux sous l’autorité de la milice d’Arabel. Puis il se tourne vers le garde se trouvant devant la porte d’entrée et lui lance : “Faites le entrer !”

La porte s’ouvre et un autre milicien entre suivi d’un être de petite taille.

Un nain bougon au gabarit imposant.

Il se présente au nom de Rurik Lutgehr.
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l’échevin nous informe alors qu’il devra enquêter à nos côtés et que la prime de 300 Po sera partagé en conséquence, ce qui semble fortement déplaire à Taaru et Ieel

Sous ses airs de barbare sans cœur à la force physique au dessus de la moyenne, ce Rurik me paraît plutôt sympathique au fond, même si nous ne connaissons absolument rien de ses motivations et que l’échevin n’a pas jugé nécessaire de nous en dire plus.
Fort de notre nouveau membre, notre improbable groupe est prêt à commencer son périple. J’ai beau être incroyablement inquiet du sort de Kimar, je ne peux m’empêcher de me réjouir à l’idée d’être accompagné de ces 3 attachants personnages pour m’épauler dans ma quête qui s’annonce éprouvante.

l’échevin nous a parlé de plusieurs morts juste sur ces 3 derniers jours. Un gnome verrier sauvagement mutilé au visage et aux avants bras, mort dans son altelier.

Un homme étrange arborant sur lui le symbole d’un Dieu et 2 novices du temple de Dénéir, tous 3 morts dans les mêmes circonstances que le gnome.

Un cinquième, retrouvé mort, gisant dans une ruelle près du cadavre de l’Homme portant le symbole du Dieu Bhaal, ne portait pas les mêmes marques d’attaque sauvage que les 4 autres. Lui avait succombé sous un coup de surin empoisonné…
Après concertation générale, nous décidons d’entamer notre enquête au temple de Dénéir où sont détenus les corps des 2 novices.

Une fois arrivé dans la cour d’entrée du temple, où quelques hommes de religion discutent entre eux, Ieel propose de nous séparer afin de glaner des informations plus efficacement. Je me dirige donc, accompagné de Taaru, vers l’homme qui semble avoir le plus haut statut du temple. Nous nous servons du “laisser passé” de la citadelle afin de pouvoir inspecter les corps des 2 novices qui se trouvent dans une autre salle, pendant que Rurik et Ieel examinent les locaux.

Rien d’anormal sur les corps, mis à part leurs lacérations aux visages et aux avants bras et une étrange odeur de feu de bois se dégageant de leur peau et de leurs vêtements.

Nos 2 acolytes n’ayant pas réussi à obtenir plus d’informations pertinentes auprès du prêtre Galine, nous nous dirigeons à présent vers le temple des morts, un peu plus au sud de la ville, où sont détenus les 3 autres corps.

Je trouve ce gigantesque cimetière relativement effrayant. Plusieurs hommes creusent ce qui semble destiné à devenir des tombeaux et je me dirige vers l’un d’entre eux pour lui poser quelques questions. Celui ci me répond que les corps que nous cherchons n’ont pas encore été inhumés et que pour y accéder il faudra nous entretenir avec le sombre scribe “Ballin”.
Ballin, un vieil homme très sérieux et froid paraissant complètement soumis au Dieu Jergal, nous mène vers les 3 corps.
Celui d’un gnome et de 2 hommes dont l’un d’eux ne porte pas les mêmes mutilations que les autres. Celui ci semble avoir été assassiné d’un coup de dague empoisonné par l’autre humain dont le cadavre arborait fièrement le symbole du Dieu Bhaal, le Dieu du meurtre, craint sur tout le continent.

Taaru, se souvenant que j’avais quelques connaissances en médecine, s’empresse de demander si je peux pratiquer une autopsie. Mais pour Ballin, c’est un blasphème inacceptable et même le parchemin de la citadelle ne peut rien pour nous cette fois ci… Je profite du fait qu’il soit occupé avec Taaru pour subtiliser discrètement le symbole de Bhaal, histoire de ne pas repartir les mains vides. Peut-être nous sera-t-il utile par la suite.

Pas beaucoup plus avancé dans notre enquête après notre arrêt au temple de Jergal, notre petit groupe décide d’aller visiter l’atelier de Verrerie du gnome. Mais mis à part quelques magnifiques sculptures de verre et le registre des récentes activités professionnelles du gnome, c’est encore un échec. Aucune information intéressante. Excepté une date dans le registre. Celle d’une livraison au temple de Dénéir le même jour que la mort présumé des 2 novices. À vérifier…

Les cadavres et scènes de crimes ne nous ayant apportés aucun élément de réponse à nos interrogations, nous décidons de nous adresser directement aux vivants en allant interroger les potentiels témoins des meurtres de la ruelle. Peut-être en apprendrons nous plus.

Le poste de garde le plus proche de la scène de crime se trouve non loin de la et nous nous y rendons sans tarder.
Nous identifions rapidement l’officier le plus gradé et lui demandons à voir l’homme en charge de la patrouille sur les lieux du crime. Le Brigadier Baelor se présente alors à nous. Avec son langage bourru et ses manières peu distinguées, celui ci semble très optu et intellectuellement peu dégourdi mais fourbi de bonne volonté à la vue de notre laisser passé. Mes 3 compagnons s’en donnent à cœur joie et n’hésitent pas à le taquiner, gentiment… Mais au final, Baelor s’avère bien moins inutile que prévu. Il possède 2 informations essentielles. Tout d’abord, il connaît la personne qui a découvert les corps. Le “vieux croûton”, comme il l’appel, est un riverain résidant non loin de la scène de crime de la ruelle et il est celui qui aurait alerté la milice. Une source d’informations non négligeable. Puis Baelor connaissait également Krimon, l’homme poignardé par une dague empoisonné et il connaît les lieux que fréquentait la victime. Cet homme de faible classe sociale avait apparemment l’habitude de passer ses journées à la taverne “Le rat de la cale”, un endroit assez mal famé, repère de tout individu en marge de la loi à Arabel.

Ces nouvelles informations en notre possession, une nouvelle séparation de notre groupe est préférable. Taaru et Ieel décident donc d’aller interroger le “vieux croûton” pendant que Rurik et moi allons essayer d’obtenir quelques informations au “Rat de la cale”.

Une fois sur place, une taverne délabrée et quasiment vide, un homme balayant le sol nous accueil avec un “C’est fermé, dégagez !” des plus chaleureux…

Rurik n’apprécie pas ce ton et tente de faire comprendre, à sa manière, à ce tavernier que nous ne sommes pas là pour consommer, mais la réponse de l’homme est encore plus virulente.

J’avais entendu dire que le sang froid n’était pas la qualité principale des nains, mais Rurik en était une caricature parfaite.
D’un mouvement brusque, il engage les hostilités en envoyant un coup de tête au tavernier qui riposte d’un impressionnant réflexe. Je tente de m’interposer en pointant mon arme sous la gorge de notre assaillant, mais celui ci n’est pas impressionné pour une pièce d’argent. Il riposte de nouveau et fait appel à 2 de ses hommes qui se trouvent dans la pièce adjacente, Gaston et B……. .
La situation tournant à notre désavantage, je sais que je ne peux compter sur Rurik pour que l’on batte en retraite. Et son bellicisme allait nous mener à notre perte.
Je décide donc d’agir de manière plus Létale, effectuant un salto au dessus de notre ennemi et plantant ma dague entre ses 2 omoplates.
Une décision peut-être un peu hâtive. Moi qui avait décidé de quitter mes terres natales pour découvrir le monde et répandre la joie autour de moi, j’effectue la mon premier meurtre. Cette idée me perturbe grandement et j’en perds mes moyens.
Au moment d’attaquer les 2 sbires du tavernier, mon coup est un échec et dans un moment d’hésitation et d’inattention, je me prend un énorme coup de massue sur le crâne.
Voyant cela, mon compagnon nain entre dans une rage bestiale et élimine mon assaillant d’un seul coup de sa lance.
Son crie et sa force surhumaine impressionne notre dernier ennemi qui décide de s’enfuir.
Rurik se met à le poursuivre et manque de peu de l’arrêter mais dans un moment de lucidité, il décide de revenir me chercher. Je lui dois la vie.
Je retrouve peu à peu mes esprits mais ai besoin de soin d’urgence. Ma condition physique ne doit pas nous retarder, Kimar a besoin de moi. Je décide donc de me diriger vers la Chapelle d’Ilmater, non loin de la, épaulé de mon compagnon nain.
Ieel et Taaru sont la. Mais ils viennent à La Chapelle pour des raisons différentes des nôtres apparement.

De leur côté l’enquête à été moins violente et beaucoup plus fructifiante en information. D’après eux, le vieil homme que Baelor les a emmener voir est un témoin de la scène de meurtre. Il aurait vu 2 hommes s’attaquer au dénommé Krimon et le tuer d’un coup de poignard, avant d’être eux même violemment attaqué par une créature magique sorti de nulle part. L’un d’eux aurait survécu avant de s’enfuir.
D’où la présence de Taaru et Ieel à la Chapelle d’Ilmater. L’homme en fuite ayant forcément eu besoin de soin, il se pourrait qu’il se trouve ici.

J’ai horriblement mal à la tête.
Autour de nous, d’autres gens blessés, affamés ou malades recherche leur salut en ces lieux saints. Des prêtres les soignent et leur offre à manger.
Un peu plus loin, un prêtre relativement charismatique portant des haillons, nettoie les pieds de pauvres nécessiteux. Son abnégation me fascine littéralement. Mais elle me rappelle aussi pourquoi je suis ici.

Je me dirige donc vers cet homme et lui demande son aide. Celui ci nous explique qu’il soignera tout le monde mais que mon cas n’est pas prioritaire. J’offre 5 pièce d’or de ma bourse en espérant qu’elles aideront ce qui en auront besoin, y compris ma propre personne. C’est un acte en partie égoïste mais je dois vite me remettre sur pied pour que l’on puisse reprendre notre enquête.
Mais malheureusement, mon don n’a pas eu d’effet sur notre temps d’attente. Je propose donc à mes compagnons de continuer sans moi, je les rejoindrai une fois remis de mes blessures. Mais c’était sans compter sur leur loyauté. Aucun d’eux ne continuera sans moi.
Je suis fière de les avoir à mes côtés.

Quelques dizaines de minutes plus tard, le prêtre nous prend enfin en charge, Rurik et moi. Son pouvoir guérit totalement ma blessure et soigne les égratignures de Rurik. Nous pouvons maintenant reprendre notre enquête et demandons au grand prêtre si un homme balafré est soigné au sein de La Chapelle. Et il se trouve qu’un prêtre du nom de Corentin soigne un grand balafré dans une salle non loin de la.
Nous allons de ce pas à la rencontre de ce frère Corentin. Celui ci est peu coopératif au début mais comprend vite que nous ne voulons aucun mal à son patient et que nous enquêtons sur les meurtres qui ravagent Arabel. Il nous mène donc vers un homme endormi, allongé sur un lit, le haut du corps entièrement couvert de bandages. Un dénommé Palver. Totalement paniqué à son réveil, Palver clame sa rédemption à Ilmater et veut être lavé de ses pêchés. Il refuse de nous aider par crainte d’être tué par celui qui l’a envoyé.
Contre l’avis de mes compagnons, je décide de montrer notre Parchemin de la citadelle à Palver. Une décision risqué qui pourrait le faire se braquer davantage. Mais en vérité, je vois devant moi un homme seul et effrayé, qui n’attend qu’une aide extérieur, qui veut qu’on lui sauve la vie, qu’on le protège. Je lui propose donc une protection de la milice d’Arabel et des soins de La Chapelle, contre des aveux.
Une stratégie payante.
Le Roi putride. Tel est le nom de la personne ayant mandaté Palver. Nous apprenons également que Palver possède les affaires de Krimon, certainement des choses que le Roi putride veut récupérer.

Notre enquête avance enfin.
Il reste tant de questions, mais nous avons au moins quelques réponses.
Nous avons assez d’éléments à communiquer à l’échevin pour obtenir son aide et empocher la prime.
Nous quittons donc la Chapelle précipitamment pour nous rendre à la citadelle et demandons à nous entretenir avec l’échevin.
Mais au lieu d’un vieil homme bedonnant, c’est une magnifique jeune femme blonde que nous voyons arriver. Celle qui était présente la veille, le soir du meurtre à la licorne obscène. Il s’avère que celle ci travail pour l’échevin. Ne perdant pas de temps, elle nous demande de lui remettre les informations qu’on l’on a en notre possession. Mais il en est hors de question, nous ne débrieferons qu’avec Briard. Ce qui a l’air de déplaire à la jeune femme. Mais elle finit par se résoudre à aller le chercher. Une fois l’échevin présent, je pose le symbole de Bhaal sur la table devant lui, lui explique les circonstances du carnage au rat de la cale et l’informe de l’existence de Palver et du Roi putride. l’échevin a à peine le temps de lâcher un : “Ils sont de retour !” que la porte s’ouvre brutalement et qu’un garde de la milice s’écrie : “On nous attaque… La Chapelle d’Ilmater… Elle est en feu !!”

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oMiCid

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